Bon ! Ce retour du Sud a été un peu de la folie, en fait, et si je devais résumer tout ça par une photo, ce serait par celle des cernes sous mes yeux. J'ai commencé par être malade comme ça faisait bien longtemps que j'avais pas été malade; ça m'a pris la semaine pour m'en remettre, 3 jours de fièvre, 4 jours de diète, dur dur de se retaper. Une fois que ça a été mieux, j'ai réalisé que j'avais un rapport de stage à rendre, un site internet à terminer, un powerpoint animé à faire, un oral de quinze minute à préparer, cinq ou six papiers à faire signer et à faire scanner. Résultat : je n'ai pas décollé de l'ordinateur depuis un sacré bail, et je cliquète et je photoshope et je indesigne et je ftp dans tous les sens. Demain, c'est mon oral et tout est à peu près en ordre.

Je m'étais dit que j'allais me reposer un peu pour fêter ça, alors tout naturellement j'ai continué à bosser un dossier de presse ("c'est que du travail graphique! c'est reposant"), puis à analyser la communication web du groupe concerné, puis à décider qu'il leur fallait une favicon pour leur site; donc j'ai fait une favicon et je l'ai rajoutée. Hier à 4h du matin, j'étais encore en train de chercher à faire des pop-up bonus en javascript pour mes profs avec du css qui fait des effets de transparence et des vidéos de sahara qui apparaissent. J'ai peut-être une légère tendance à la dispersion...

Mais ah, vous savez, je ne suis pas redescendue du petit nuage sur lequel Tan-Tan m'a posée. C'est clair, j'en ai pris plein les yeux, tout était superbe, les gens sur leur 31, la musique, les danses, bonjour le dépaysement. Mais c'était pas que ça non plus. Non en vrai, j'ai adoré les gens. Tous les jours ou presque, j'ai rencontré des personnes qui étaient comme des rayons de soleil - je n'avais jamais vu ça -, des jeunes, presque des enfants, qui m'ont accompagnée pendant une après-midi ou une heure, avec qui on a papoté, qui m'ont expliqué des choses de ci, de là, m'ont tenue compagnie, fait des cadeaux, m'ont posé des questions sur ma famille, sur ce que je faisais, pourquoi est-ce que je voyageais seule, est-ce que j'étais mariée ? On m'a chanté des chansons, tenu la main pour traverser la route, offert à manger, guidée. Les plus grands m'ont servi de chaperon (parce qu'une femme qui voyage seule, ça fait quand même un peu tâche et que je suis tombée sur un ou deux chelous), les plus petits m'ont parlé de leurs rêves d'avenir. Et ils m'ont tous juste sciée, je n'ai jamais rencontré des gens aussi simples et aussi amicaux. Du coup, on a gardé contact, et je reçois presque tous les jours un petit message de quelqu'un pour me dire comment ça va? comment va ta famille ? tu te portes bien?

Je les adore.

A côté de ça, le retour en France qui se profile à l'horizon... Ah ouais, c'est la grève...? Encore...? Pas motivée...